Feu de Bengale

Feu de Bengale

Feu de Bengale

Quand un feu de Bengale éclate dans nos corps

Le corps à corps qu’il crée tout en tournant

Fait brûler mon corps dans ton corps tout en brûlant

Et nous tue tous les deux. Tout en nous consumant.

Cette lueur soudaine

Nous fait perdre l’haleine

Et c’est alors que l’ombre

Tout d’un coup s’illumine

Et que nous oublions tout

D’un oubli vif et doux

Et la lueur secoue nos deux êtres surpris

Qui se plient, dociles, à son commandement :

Nous oublions le monde, esclaves entre ses mains

Quand dans la nuit en feu les flammes flottent au vent

Et le feu et la joie

Se libèrent et s’envolent

Dans un si fol essaim

De baisers éperdus

Qu’on ne peut savoir

S’ils sont feu, s’ils sont eau, ou, alors, s’ils sont vent.

Dans un si fol essaim

De baisers éperdus

Qu’ils ne tiennent plus

Les rênes de l’oubli.

Vasco Graça Moura

2 réflexions sur “Feu de Bengale

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